Essayer de tuer l’humour

Un combat perdu d’avance, mais très meurtrier

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Faut-il utiliser la puissance d’un site, celui des Transfrontalières, qui représente dans son existence même l’union et la communication pour marquer l’incohérence, le choc, l’impression de néant que l’information apporte dans tous les foyers depuis hier matin ? Sûrement inutile. Depuis chaque instant qui passe nous permet de réaliser, de mieux appréhender, d’encaisser toute la gravité et la portée de ce geste. Individuellement, les faits sont déjà insupportables… Alors à plusieurs. Mais nous, trait d’union et regroupement « Transfrontalier », ne pouvons et ne devons pas ignorer, laisser faire ou simplement ne pas marquer notre immense désapprobation.

Que faire contre l’intolérance, l’intégrisme, contre une doctrine déviée qui juge et condamne, au nom d’un dieu ou d’une religion qui par là même perdent leur identité ? Peut-être se poser la question de l’exclusion, d’une forme d’existence que notre société a su et pu créer ?

Mais le trouble dans lequel nous sommes tous plongés nous interdit toute analyse objective. Comment essayer de réagir, alors ? Se laisser envahir par la crainte ? Par ce changement brutal qui fait que chaque instant n’est plus et ne sera plus ce qu’il était ? Redouter d’être là au mauvais endroit, au mauvais moment ?

Ce n’est pas le choix qu’on fait de nombreux employés de la commune , accompagnés d’enseignants et de lycéens, qui se sont réunis ce 8 janvier 2015 autour de leur premier magistrat pour afficher cohésion, unité, refus et rejet de ces actes et comportements inqualifiables. Ils donnent d’ailleurs un autre rendez-vous à toute la population, ce soir, à 20 heures sur la place Victor-Hugo.

CHARLIE

Mais si l’analyse de la survenue d’une telle actualité semble aujourd’hui difficile, un autre constat est aisé. Qui, depuis hier ne s’est pas repenché, quelques instants sur une édition de « Charlie hebdo », un dessin de Cabu, de Wolinski ou d’une autre de ces victimes qui n’avaient pour se défendre contre des armes de guerre, qu’un simple crayon et beaucoup d’esprit ? Impossible qu’il en soit autrement, pour nombre d’entre nous. Ce rapide coup d’œil a fait naître, sur autant de visages, aux côtés des larmes : un sourire.

La solution est là. Impossible de tuer l’humour. Depuis hier, il est blessé. Mais nous sommes tellement à son chevet.

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