Un concert qui affirme l’originalité

 

Sur le thème de l’eau

IMG_6624« Saison grippale » ou « malchance » oblige, ce second mot d’ailleurs n’est sûrement pas de bon aloi. Mais la formation, pour ce rendez-vous en Thiérache, a dû faire face à l’absence de Charlotte Riedijk. Marijje van Stralen, soprano hollandaise formée au conservatoire d’Amsterdam, puis au Curtis Institute of Music de Philadelphie et avec Bill Riley à New-York a pu la remplacer, avec bonheur.

 

 

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Quoi de plus efficace que de démarrer une première partie sur le thème de l’eau avec Haendel et la Water Music. Et au milieu de ce feu d’artifice de notes et de rythmes, choisir la suite N°3 en sol Majeur… Le public, qui avait fait salle comble, était d’emblée placé sous le charme.

 

 

 

Dans une forme épurée, mais en gardant toutes les obsessions poétiques et répétitives du compositeur, de cette « Pluie de larmes », aux détours et aux rapides du ruisseau de « La truite », sans oublier le lancinant mais dynamique « Rouet de Marguerite », l’orchestre a su encadrer la magnifique interprétation de la soprane, un peu comme un écrin porté dans l’espace par la puissance d’une eau aussi pure que domptée : une véritable surprise. Ces lieder de Schubert ont fait l’objet d’une réinterprétation qui représentait, en elle même, une découverte.

_A9C6495Des airs populaires à Mozart

IMG_6639Après l’entracte, la « Suite des airs populaires anglais » de Britten, ouvrait la seconde partie de ce concert. Là encore, le public, a pu retrouver toute la sonorité et la richesse des airs traditionnels de la Grande-Ile, au long des cinq mouvements de cette œuvre toujours changeante.

Enfin, la fluidité, le jeu et toute la dynamique de Mozart sont venus achever cette soirée, apportant toutes les bougies et les lumières de ce trentième anniversaire. Originalité ou pas, du pupitre des percussions aux bois et hanches, sans oublier les cors, les trompettes ou les cordes, de la contrebasse aux violons, le programme de cette soirée a offert son heure de gloire, de Haendel à Mozart, à chacun des pupitres. Gageons, que cette démarche n’est pas seulement le fruit du hasard. Mais aussi celui de la volonté de Arie van Beek qui a associé, à la finesse de son interprétation la mise en valeur de toutes les qualités de sa formation. De quoi attendre avec impatience le prochain rendez-vous fixé localement avec l’orchestre de Picardie pour le 26 juin, en compagnie, cette fois, de Kit Armstrong.

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