Avec la Comédie de Picardie « Je marche dans la nuit par un chemin mauvais »

Quand deux générations se racontent

Sortir du contenu et en revenir aux faits. Ouvrir les yeux sur une rencontre : celle d’un grand-père et de son petit-fils. Souligner l’implication et la force de ce contact devenu découverte… Evaluer l’intensité de cet amour naissant par la confiance. Echanger pour se porter à fouiller mutuellement son passé et en afficher les faiblesses, comme une sorte d’exutoire…

Entre Pierre, le grand-père (Yves Gaffey) très attaché à ses petits gâteaux et Gus, l’adolescent (Vincent Dedienne) accroché à son téléphone portable, le gouffre est aussi profond que cette différence entre une pâtisserie et ces nouvelles technologies. Elle n’est pas la seule, il faut aussi parler d’éducation de comportement social, deux mots que les personnages de cette pièce, proposée salle de l’Eden à Hirson par la Comédie de Picardie, conjuguent à leur façon.

 

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De deux monologues, induits par cette incompréhension première, naît un dialogue qui va faire la richesse de cette rencontre, de cette découverte entre un grand-père et son petit-fils, sûrement. Mais aussi de leur monde et de leur vérité.

Dans cet échange, fruit d’une cohabitation devenue nécessaire pour cause d’affrontement avec ses parents, l’adolescent va d’abord trouver un mur. Mais des brèches vont vite s’y ouvrir pour finalement laisser place à quelques confidences, puis à une belle confiance et, enfin, à la vérité. Deux hommes, deux simples hommes, avec leurs forces et leurs faiblesses qui vont du monologue passer à de vrais échanges, pour effacer deux générations pour faire naître un lien fort, fait à la fois d’amour, de confiance et de complicité.

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Si cette forme de traitement, tant du difficile vécu de la guerre d’Algérie pour l’un, que des difficultés existentielles de l’adolescence pour l’autre est des plus originales : « Merci » à l’auteur Ahmed Madani.

Si « Je marche dans la nuit par un chemin mauvais » devient un modèle de communication : « Merci » au public et en particulier aux lycéens venus d’Hirson ou de Fontaine-les-Vervins, qui avaient fait le choix, avec la Comédie de Picardie de s’offrir une soirée riche et des plus originales.

Ils auront d’ailleurs sûrement un peu de temps, nécessaire, à consacrer à la réflexion, avant un prochain rendez-vous fixé pour le 17 avril, salle de l’Eden à Hirson, avec le monde du théâtre.

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