Elégance et précision, pour l’Orchestre de Picardie

Au service de Schumann et Schubert

 

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Vendredi soir, dans la salle de l’Eden, avec Marzena Diakun, Joanna Rezler et Grazina Bacewicz, l’Orchestre de Picardie affichait sa volonté de mettre la Pologne à l’honneur.

La première Marzena Diakun, brillante lauréate du concours Grzegorz Fitelberg et plus récemment admise comme directeur adjoint de l’orchestre de radio-France, avait pris les rennes de la formation philharmonique picarde. Une main gauche ouverte ou fermée, dirigée vers le haut ou le bas pour infléchir, augmenter la puissance, rassembler un pupitre…

Une main droite prolongée d’une fine baguette pour poser ici une note, là démarrer une phrase, ailleurs rassembler dans un cercle précis toutes les sonorités d’un instant… La musique de Schumann, en l’occurrence le « Triptyque : Ouverture, Scherzo et Finale » a été servie avec une précision, une élégance et une virtuosité presque diaboliques.

_A9C3122La seconde Joanna Rezler, violoniste transfuge du « Quatuor Joachim », avait choisi pour cette soirée un chef d’œuvre devenu rarissime dans les salles de concert : la « Fantaisie en Do Majeur », de Robert Schumann.

Là encore, le mot virtuosité a pris toute sa valeur pour un orchestre qui s’est presqu’effacé en laissant les éléments principaux de ces mélodies et les devants de la scène à la violoniste et son instrument, signé Giovanni Battista Guadagnini en 1740.

 

_A9C3022En seconde partie de programme, le « Divertimento pour cordes » de la compositrice polonaise Grazyna Bacewicz, a de nouveau marqué de cette identité de l’Est, cette soirée de concert. Teintée de sonorités des plus originales, dans un rythme constamment changeant, cette œuvre a encore souligné la précision de la directrice d’orchestre.

Dans une sorte de « décontraction » finale, redonnant à l’orchestre de Picardie tout le caractère « chantant » de cette œuvre et s’accaparant, de nouveau, toute l’attention du public, Marzena Diakun a piloté tout en nuances la formation régionale sur les partitions de la « Petite Symphonie » de Franz Schubert. Cette « petite » symphonie s’est d’ailleurs offerte une très grande ovation du public accompagnée de quelques rappels, honorés avec un magnifique sourire.

 

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