Archives de Catégorie: Théâtre

01 et 28/06/2016 – CSC Printemps du Théâtre

Mercredi 1 & 28 Juin 2016 à 20h30

Théâtre Jean Ferrat

Tarif 1€ Réservations à l’accueil du CSC de Fourmies au 03.27.60.81.81

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Printemps du Théâtre

Présentation de travaux des ateliers de pratique théâtrale

 

Mercredi 1er Juin 2016à 20h30 Théâtre Jean Ferrat

Ateliers enfants du CSC de Fourmies

Mise en scène : Edouard Lazzarini/Cie Théâtre de Chambre

Atelier jeunes du CSC de Fourmies

Mise en scène : Guick Yansen/Cie 2L

Atelier du Collège Joliot Curie de Fourmies

Mise en scène : Mme Lannuzel et Mme Fauchart

Sous réserve de participations d’autres ateliers.

 

Mardi 28 Juin 2016 à 20h30 Théâtre Jean Ferrat

Atelier d’expression du CSC

Mise en scène : Guick Yansen/Cie 2L

Avec la collaboration d’Aurèlie Loiseau Secteur Insertion du CSC

 

 

 

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17/06/2016 et 19/06/2016 – Un nouvel opéra pour enfants signé Frédéric Bernard

Vendredi 17 juin et dimanche 19 juin 2016

Séance scolaires 17 juin à 9h

Séances publiques le 17 juin, 19h30, 19 juin, 16h

Hirson

Comédie musicale

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UN NOUVEL OPÉRA POUR ENFANTS SIGNÉ FRÉDÉRIC BERNARD.

Après le succès remporté par le conte pour enfants « E=mC² » applaudi par plus d’un milliers de spectateurs, les élèves des écoles primaires et les choristes de l’Ecole Municipale de Musique d’Hirson interpréteront une autre comédie musicale avec, bien sûr, des tableaux mêlant théâtre, comédie et chant. Cette nouvelle création signée Frédéric Bernard constitue une autre invitation au voyage dans le temps et l’occasion pour des enfants moins spectateurs de devenir de véritables acteurs.


E=mC², une Fête de la musique bourrée d’énergie, qui voyage dans le temps

La mise en place d’un opéra pour enfants est devenue, pour les élèves de l’école municipale de musique et les classes de primaires de la commune est devenue un rendez-vous traditionnel pour les musiciens et leur public à l’occasion de la Fête de la musique.

L’année 2015 n’a pas échappé à la règle, bien au contraire, en mettant en place une création originale, baptisée E=mC². Soutenue par toute l’équipe pédagogique autour de Frédéric Bernard, pour les musiciens, et les responsables de pupitre, à l’image de Julien Porcher et Sébastien Olivier ou, enfin, de Colette Chirez pour les choristes.

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Merlin, dans cette salle Michel-Carpentier, largement transformée en salle de spectacle faisait son apparition sur scène à l’occasion de la Fête de la musique, mais aussi de la fin de l’année scolaire.

Puis tout s’enchaînait  pour le maître et ses élèves : ce retour à la préhistoire, puis l’intervention de ce singe venu dérégler cette machine à voyager dans le temps… En huit tableaux quelques dix mille ans d’histoire ont été traversés.

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De la préhistoire au Moyen-âge en passant par l’Egypte des pharaons. D’une révolution à l’autre ou quand la lecture des Droits de l’homme anticipent largement la descente dans la rue de Gavroche. D’une liberté à l’autre quand l’une et l’autre sont chantées, mais tout autant gagnées dans le sang. La philosophie n’était pas non plus, loin de là, absente de ce conte onirique parfois trop proche de nos violentes réalités.

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En tout ce sont près de mille spectateurs : les scolaires d’abord, le vendredi matin, puis les parents et amis le vendredi soir et enfin le public Hirsonnais le dimanche soir. Tous sont venus applaudir chaleureusement une création, mais aussi et surtout une sorte de synthèse partagée avec le sourire du travail de toute une année.

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Alors, à notre tour, à la veille de la clôture de la saison des Transfrontalières avec Kit Armstrong : « Bravo à tous, petits et grands » avec une seule demande… A l’année prochaine.

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Le beau point d’orgue des Transfrontalières

Posé par l’Orchestre d’harmonie de la ville

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Ce samedi de Pentecôte, un peu après le départ de la Nocturne cycliste, la dernière animation avant la Grande Cavalcade No-Piot invitait le public dans la salle de l’Eden. Avec un accès souvent rendu plus difficile par l’organisation de cette compétition, ce concert que propose chaque année l’Orchestre d’harmonie de la ville a parfois du mal à trouver son public. Mais pas cette année.

Nouveau chef, nouvel effectif. L’arrivée de Julien Porcher à la direction de la formation ne date pas d’hier. Il s’est justement donné le temps de faire évoluer les choses. Ce concert de Pentecôte en a été la preuve. Le public ne s’est, à nouveau, pas trompé.

Côté programme le renouveau s’affiche aussi dans un choix plus contemporain, faisant appel à des reprises originales, souvent des créations ou adaptations locales, de tubes confirmés. Concerto grosso for band, Midnight, Watermelon Man, Braveheart… même la célèbre Valse de l’empereur se donnait un beau coup de jeunesse et emportait les ovations d’une salle qui restait dans l’ambiance très festive de cette première partie. En attendant la suite…

IMG_7036Elle ne tarda pas à venir. Tandis que les cyclistes effectuaient les derniers tours et ultimes ascensions de la rue Charles-de-Gaulle, l’ambiance montait aussi dans la salle de l’Eden où le public augmentait en nombre régulièrement. Daft punk, Hymn to the fallen, Viva la vida,The last of the Mohicans… chose peu surprenante, le chef et les pupitres de cette formation riche d’une trentaine d’interprètes faisait la part belle aux percussions en y joignant leurs accents et leurs sonorités.

Puis vint le dernier titre et l’arrivée de Michael Jackson dans une version qui souligne assez la richesse de cette musique pour envoyer quelques sonorités au-delà des portes de l’Eden et inviter les anciens spectateurs de la course, désormais achevée. L’ambiance musicale relevait le défi de ces animations extérieures. Une fois rentré, le « bis » s’imposait.

Il fut demandé et accepté, pour finir en beauté.


Les Transfrontalières invitent à la danse…

Et font salle comble.

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Décidément, et en l’occurrence avec l’aide du Festival mondial de Saint-Gislain, spécialiste dans le domaine, les Transfrontalières, à Hirson, ont également profité du déplacement de ces troupes de danseurs et comédiens, en Europe.

De l’Afrique du Sud avec les ballets Pelepele venus du Swaziland, dans une très originale association danses et polyphonies, à l’Amérique du Sud avec le Ballet national de La Paz, venu de Bolivie, les frontières se sont encore ouvertes pour partager une forme d’art pour laquelle le public a confirmé son attachement. Qu’il s’agisse du jeudi ou du vendredi soir, dès 20 heures pour un spectacle prévu à 20 h 30, la salle de l’Eden affichait complet.

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« Une autre forme d’écriture de la vie de tous les jours », « Une autre image offerte à propos de rites ancestraux »… les deux qualificatifs paraissent adaptés mais malheureusement ne représentent en rien toute la force, la grâce, les rythmes, la cohésion… les nombreuses qualités affichées et démontrées par ces groupes.

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Avec l’Afrique du Sud, incontestablement l’énergie dominait au milieu d’une cohésion et d’une unité impressionnantes suivant immédiatement une image paraissant virtuelle de chahut mal organisé.Du côté des chants, sans identifier parfaitement nos pupitres classiques allant des sopranes aux basses, il suffisait d’écouter, de profiter du caractère souvent répétitif de ces variations pour en identifier toute la richesse, de basses affirmées à des sopranes devenues chants d’oiseaux. Après ou avec les ballets, une autre émotion semblait exploser.

Dans le même objectif de reproduire les évènements de la vie courante, l’ensemble bolivien Bafopaz, exprimait la même énergie mais toute en contrôle, en élégance et dans une chorégraphie confirmée. Si la richesse des costumes masquait, là, la couleur des peaux. Si les « IIIIh » remplaçaient les « YouYous » et si les musiques au son des mêmes tambours s’organisaient plus autour de la flûte que du xilophone, l’ensemble de ces deux démonstration venues de l’hémisphère Sud exprimait énormément de similitude, dans le sourire, le plaisir partagé avec le public et le bonheur évident de se produire sur scène.

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Des attentions auxquelles les spectateurs des Transfrontalières ont rendu hommage à la hauteur de leur participation à ces deux soirées exceptionnelles. Elles n’ont d’ailleurs pas été les seules.

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Avec Guitares en Picardie

Un grand voyage autour du monde

Depuis neuf années, déjà, a rappelé Frédéric Bernard, de l’école municipale de musique, le Festival des jeunes guitaristes axonais : « Guitares en Picardie » s’inscrit pour chaque édition au programme des Transfrontalières.

Pour cette 19ème, un seul fait en lui-même était remarquable.

En ouverture de cette soirée, proposée mardi soir dans une salle de l’Eden à nouveau remplie, un trio composé d’Eric Franceries, Victoire de la musique 1994, de sa fille Chloé, flutiste à l’opéra de Lyon et Baptiste Romano aux percussions ont pris les devants de la scène pour inviter à un beau et long voyage « Transfrontalier ».

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Grèce, Bulgarie, Russie , Afrique, Espagne, Irlande, Argentine, … seul pour un surprenant numéro de chants et percussions africaines, à deux pour revisiter une mélodie russe, à trois pour redonner toute sa richesse à un air de Salsa. Le public a semblé, quelques instants, dépassé largement les frontières de la Thiérache et du Pays.

Que dire alors d’un irrésistible rappel sur un Tango argentin bien connu ? A l’image du public applaudir des deux mains !

Mais localement les choses devenaient plus sérieuses pour les quelques trente jeunes musiciens axonais, dont une douzaine de l’école d’Hirson qui sont à leur tour montés sur scène. Sous la direction de Frédéric Bernard, ou seuls, quand le thème très « Country » suffisait à donner le tempo.

Les musiciens d’un très hispanique Folias de G. Sanz, avant un éclectique Court-métrage d’Erik Marchelie, pour se lancer ensuite dans l’Ouest américain avec Young guitariste in western story de P. Rudolph, en sont venus au final. En compagnie d’Erik Franceries, le soliste de cette soirée,comme le veut la tradition, ils ont interprété une très contemporaine création d’Arnaud Dumond : « Compter ».

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Au milieu du groupe, élèves de l’école municipale de musique et de Frédéric Bernard  : Eloïse Comte, Capucine Millet, Jade Marchal, Pierre-Louis landouzy, Sophie Jonnequin, Julie Bauduin, Vincent Roesch, Alexis Simon-Vernichon, Morgane Touzeau, Amandine Touzeau, Solène Blandin et Dylan Looij, n’ont pas démérité.


Daniel Rabier, un Gaulois

Fait d’humour et de poésie

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Grivois, vulgaire, irrévérencieux… mais jamais trash, décalé ou de mauvais goût. Pour le public qui avait encore fait le bon choix, lundi soir, de venir remplir la salle de l’Eden, dès l’arrivée sur scène de Daniel Rabier, le doute n’était plus permis.

Des santiags noirs, un pantalon de cuir pour habiller près de deux mètres de verticalité et un visage. Tout en exprimant globalement une vraie force décapante, il utilise deux grands yeux dont le bleu ressemble par trop au bon élève. Pour offrir un plaisir de plus à sa maîtresse, il a bien rangé la classe… Mais voilà, guitare en bandoulière, le géant parle et chante.

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Chansons courtes, chansons longues… Histoires courtes, histoires plus longue… Après une petite mise au point avec le public le feu d’artifices de mots et de jeux commence. Le code est simple : bras en l’air, l’artiste demande s’il faut continuer. La réponse unique et unanime : « Une autre !!! ». Elle s’offre alors deux récompenses : le temps de digérer l’histoire courte ou la « comptine » qui vient de s’achever – Est-il possible d’écrire comptine ? – et surtout le plaisir de prolonger ce moment partagé avec l’artiste, en attendant la suivante.

Côté public, aucun problème, l’adhésion et la participation sont immédiates et totales. Soutenir les refrains d’un « Préservatif » lâché sans aucune nuance. Mais en détaillant chaque syllabe. Où poser le rythme d’un blues d’un « Boogy – Boogy – Zoby »… qui osera encore dire après cette démonstration que les Thiérachiens ont un abord un peu froid. Personne ! Où alors, il ment.

Quelques brèves du genre « Jeannne-d’Arc s’est éteinte bien longtemps après sa mort », « Il y a sûrement des différences entre un nain et un noir, à l’exception d’une distance : sept centimètres précisément… », « Si l’on s’embrasse à la Saint-Ignace… », devinez ce que l’on fait à la Sainte-Ursule ? « Oui », incontestablement « Oui », l’artiste est un Gaulois qui sait être grivois. Mais avec un réalisme qui tue et extermine toute vulgarité.

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Un mot : « Merci », pour cette soirée de rires partagés.

Post-scriptum : il paraît que Daniel Rabier revient en Thiérache pour le «Festival du rire» de Vervins. A ne rater sous aucun prétexte.


« Courage Amélie, vive la crise »

La vie comme l’histoire se révise

 

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En ouverture de la 19ème édition des Transfrontalières, la salle de l’Eden ouvrait ses portes vendredi soir au théâtre. Avec la compagnie « Au fil du temps et des saisons » et une mise en scène de Philippe Péroux, les artistes proposaient au public hirsonnais une création sur le thème générique de la crise.

_A9C5367Dans une construction originale où Arlequin était devenu le fil conducteur, et entre six plans faisant référence à notre histoire très proche, l’équipe de six comédiens avait également sollicité la participation de lycéens. Sept avaient accepté de jouer successivement soit le rôle d’Amélie, soit de participer sous une autre forme à ce spectacle.

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Une touche de musique, un brun d’histoire, beaucoup de vécu, un rythme adapté… les spectateurs venus remplir la salle de l’Eden n’ont pas regretté leur déplacement.Comme promis, entre la gravité et le franc éclat de rire, cette création se voulait résolument optimiste.

En choisissant une autre façon de dire non à la crise et aux oiseaux de mauvais augure pour ouvrir cette 19ème édition du rendez-vous festif annuel de la commune, les « acteurs » au pluriel de cette soirée ont « joué » très juste.

 

 

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Raconter une vie de cancre

Et donner l’envie de lire

Ils se sont d’abord croisés deux fois sur le Festival d’Avignon. Pour cette seconde fois, ils se sont parlés et ont évoqué leur destin commun… « Ils », ce sont Daniel Pennac, auteur notamment de « Chagrin d’école » et de « Comme un roman », et Bernard Crombey, le créateur et acteur de la pièce devenue référence « Motobécane ».

Et tout naturellement, cette fusion de points communs est d’abord devenue un échange avant de faire naître une question. Paraissait-il possible, aux deux protagonistes de cet échange de parvenir à extraire une pièce de l’œuvre de Pennac ? Une sorte de monologue ou chacun reprendrait son bâton de pèlerin, sa voix, pour finalement en revenir à la source : une relation aux autres. Le premier a enseigné en tant que professeur de lettres et écrit, le second joue et écrit.

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Le contexte d’une création était né. Sa « première » était promise à Hirson. Les spectateurs l’avaient compris, ils ont répondu, en masse vendredi soir, à Bernard Crombey, Daniel Pennac et à la Comédie de Picardie pour ce rendez-vous organisé dans la salle de l’Eden. Sur scène, l’acteur ne se contente pas de mettre en valeur le texte de Pennac, il en endosse le costume, en crée le décor, en embrasse à la fois les plaisirs, les craintes, les rejets. Cet espèce d’impuissance à apprendre, à retenir, à réfléchir même, qui marque les différences de ce presqu’handicap… L’effet est d’emblée surprenant   accaparant, l’inquiétude ou le fatalisme, le désespoir ou la découverte… sont immédiatement partagés par le spectateur.

_A9C2536Bernard Crombey n’invite pas et ne s’assimile pas seulement à cette vie de cancre. Il fait partager l’univers d’une classe. Celle d’un enfant qui ne connaît aucune réponse. D’une famille, celle du même enfant qui ne trouve pas les solutions et enfin celle d’un jeune professeur de lettres qui, fort de son expérience, pose les bonnes questions, conseille les meilleurs orientations et surtout ouvre des portes. Des ouvertures vers un monde de l’écriture ou de la lecture adaptées à chaque élève. Un monde où il se retrouve, grandit et s’élargit une fois la porte passée.

 

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Cette même porte, à sa façon, en a fermé une autre. Un véritable morceau de bravoure qui inaugure cette pièce, en définit à la fois un contenu fait d’angoisse et d’humour. Lisons son bulletin scolaire… « Elève gai, mais triste élève. Dessine partout sauf en classe de dessin. Dernier en histoire mais avant dernier en géographie. Le plus rapide à la course à pied, manque toujours le départ. En chute libre, aucun parachute à l’horizon ».

Cette angoisse disparaît à la fin pour ouvrir les portes de la connaissance. Du hasard, aussi. Mais surtout de la toute la dimension d’une vie.

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« Friends » avec Nicolas Ducron et la comédie de Picardie

Aimer justement et en rire avec sincérité

Il a maintenant son public en Thiérache. « Il », c’est Nicolas Ducron qui a de nouveau rempli la salle de l’Eden mardi soir. Mais pour réaliser cet objectif, il n’était pas seul, accompagné sur scène par Noémie Lamour, Laurent Madiot et avec le soutien de la Comédie de Picardie, l’acteur – auteur s’est penché, pour cette saison sur un thème jugé par lui-même comme très complexe : celui de l’amitié.

RA9C7522Pour mieux qualifier ce mélange d’attachement, d’échanges, de sincérité, de rapprochement, d’entraide, d’amour ou de partage… Nicolas Ducron a d’abord demander au public de se bander les yeux et de réfléchir. Chacun était alors prêt à rentrer dans l’histoire. Cette histoire, ou son histoire ?

_A9C7548Trois amis, une jeune fille et deux garçons commencent par se souvenir de leurs années de lycée avant d’emprunter le fil temporel de leur vie commune : la musique. A partir de vieux tubes ou de créations originales, interprétés par leur groupe, la joyeuse bande ne va pas seulement marquer le temps et les époques, mais aussi donner le rythme à trois existences. Et que dire des costumes qui viennent soutenir les propos, qualifier une gestuelle ou apporter la surprise détonante du final.

_A9C7685Le temps d’une soirée l’amitié n’est pas seulement dépouillée, analysée, disséquée… Elle est aussi quantifiée, valorisée, soulignée, rendue vivante, tantôt fragile, tantôt forte. Mais toujours présente… Au point d’empêcher toute vie en son absence.

 

 

 IMG_6734Tout ou presque est dit. Mais encore faut-il le dire avec un humour surprenant, parfois débordant et déroutant, mais toujours efficace. Peut-être avec beaucoup de philosophie, aussi, en juxtaposant de grands noms à de petites faiblesses. Et pourquoi ne pas en faire un combat militant sur l’égalité des sexes, en amour comme en amitié… Là encore la réussite s’évalue dans la nuance autant que dans les excès.

Impossible pour le spectateur de ne pas se ménager, entre les rires, quelques instants de très juste réflexion qui viennent, cerise sur le gâteau, magnifier cette soirée, sur un air bien connu.

Bravo !


Avec la Comédie de Picardie et Robert Benoît

Une fenêtre qui s’ouvre sur un monologue intimiste

Comme la tradition le veut depuis quelques années, les Transfrontalières s’invitent pour quelques spectacles, dans les environs de la commune. Mardi soir, juste avant Ohis, qui aura son tour mercredi, c’est Origny-en-Thiérache qui a accueilli l’une des créations proposées par la Comédie de Picardie. Dans cette bourgade ou le théâtre est devenu aussi populaire que le rotin, cette soirée était très attendue.

IMG_6687Même venus de loin, de Belgique ou de Marly-Gaumont pour d’autres le rendez-vous paraissait incontournable. Et il s’est avéré, d’ailleurs, que tous ces spectateurs, qui avaient su braver les frimas pour venir remplir la salle du premier étage de la mairie, avaient fait le bon choix.

Des plus originales, cette soirée se penchait sur l’œuvre autobiographique de Georges Simenon, alias le père de Maigret. Avec la publication de ces œuvres en 1972, dont « La lettre à ma mère », l’écrivain sortait définitivement de la fiction et des romans pour mieux, selon ses propres mots : « Se comprendre lui-même ».

 

C’est cette invitation dans une autre dimension littéraire qu’a souhaité reprendre Robert Benoît, en l’amplifiant à l’échelle d’un spectacle et dIMG_6684’une scène, et en le partageant avec le public. Plusieurs impressions dominent l’ensemble. Il y a d’abord ce voyage immobile mais parfaitement perceptible des Etats-Unis à cette chambre d’hôpital, de Liège à Lausanne, de la lumière à l’obscurité ou de la vie à la mort. Il y a encore ce même décalage entre une pluie de questions guidées par les souvenirs et le silence. Il y a enfin, présente comme une force incontrôlable cette volonté d’en savoir plus… De connaître la suite… S’il y a une suite ?

Pendant un heure et demie, le comédien semble conduire son public, le porter, l’inviter à la confidence ou lui révéler tout le poids du silence et du secret, la richesse, la plénitude ou le désert d’un vie, l’importance d’un héritage, d’une transmission, d’une marque familiale, avec un seul mot en trame de fond : l’amour partagé, enfin révélé, entre une mère et son enfant.

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A la fois intimiste, intense et prenant, ce spectacle révèle à la fois un autre Simenon et toutes les qualités d’un comédien.

Un ensemble d’originalités qui méritent l’attention.