TOUTE LA RICHESSE DE L’ORIGINALITÉ AVEC « ECHOES IN THE DARK ».

 

TOUTE LA RICHESSE DE L’ORIGINALITÉ AVEC « ECHOES IN THE DARK ».

 

Depuis quelques années, la volonté d’offrir une scène aux artistes se traduit concrètement dans l’ensemble du programme des Transfrontalières et se confirme chaque saison, notamment, par les rendez-vous originaux des « Lundis découverte ».

Cette volonté de créer une rencontre entre le public et de jeunes talents régionaux s’est renouvelée, lundi soir, dans la salle de l’Eden, pour la dernière fois du programme 2016 – 2017, avec le groupe « Echoes in the dark », venu de Tergnier.

Ces trois musiciens : Kévin Fourment à la batterie, Alexis Clotte à la basse et Franck Saugé à la guitare et au chant, disposent à la base d’une formation qui pourrait paraître réduite pour s’attaquer à un répertoire pop-rock. Mais, à les entendre, il n’en est rien.

« Original », tel était le mot qui revenait, en fin de concert, au cours d’une rencontre provoquée entre les musiciens et les personnes présentes dans l’Eden, devenues « leur public ». Et effectivement…

Faire sonner une batterie comme des timbales, passer des balais aux baguettes, frapper la peau des drums ou caresser les cymbales d’une touche de bois, de quelques fibres de métal ou d’un effleurement de pied de charleston… surprenant ce qu’arrive à faire Kévin.

A la basse, dans la même rareté d’interprétation, Alexis, fait très fort dans la continuité du son ou la sensibilité du toucher de corde… De la voix et accompagné par la guitare, Franck, pour sa part escalade les octaves d’une basse qui s’élance avec succès vers la tête tandis que d’une guitare à l’autre et utilise toutes les techniques de la pop, de la country ou du picking pour faire « miauler » ou « ronronner » son instrument…

Et cet ensemble a invité son public dans une balade autant romantique que rythmé ou psychédélique, dans tous les cas charmante, tant sur le point artistique que musical. Encore une fois les « Lundis découverte » ont fait briller leur nom.

 

 


PREMIER CONCERT DU PREMIER PRINTEMPS MUSICAL DE KIT ARMSTRONG, UNE PROMESSE DE SUCCÈS CONFIRMÉE.

 

 

PREMIER CONCERT DU PREMIER PRINTEMPS MUSICAL DE KIT ARMSTRONG, UNE PROMESSE DE SUCCÈS CONFIRMÉE.

Dans le domaine de la musique, comme ailleurs, la vie semble faite de rencontres. Certaines pourraient paraître fortuites. Mais s’il faut se pencher sur leur devenir, l’effet de surprise, s’il est présent, n’est pas le plus fort. La qualité du résultat provoqué par ces associations, suffit à elle seule, à les pérenniser et à souhaiter les voir durer.Lundi soir le concert, premier du projet, organisé dans l’enceinte de l’ancienne église Sainte-Thérèse, dans le cadre du premier « Printemps musical de Kit Armstrong », réunissant le jeune pianiste virtuose et Renaud Capuçon, un autre virtuose, mais du violon, en est un exemple frappant.La première rencontre a eu lieu en 2012, entre Kit Armstrong et l’église Sainte-Thérèse, elle-même. Dès cette date, une sorte de complicité est née entre l’artiste et le monument « Art-déco », promis au début du XXème siècle à devenir le « Lisieux » de Thiérache, puis à la destruction… Mais qui s’est, depuis, trouvé une autre vocation.

En 2012 et 2016, il faut sûrement parler d’une autre rencontre avec le retour du public hirsonnais, dans son « église » d’abord, puis pour la musique, ensuite et depuis cette date, dans une « salle de concerts ». Pour des « Portes ouvertes », en première intention, et un ensemble de rendez-vous, avec Margarita Höhenrieder au piano à quatre mains, avec le quatuor Sczymanowski et les choristes du Conservatoire… d’autres dates étaient tout autant porteuses de succès, avant de nouveaux projets.En janvier 2016, Renaud Capuçon était lâché par son pianiste au moment de son Festival d’Aix-en-Provence. Kit se proposait pour « dépanner ».

Depuis, une véritable complicité est née entre les deux artistes. Après six concerts, dans des salles prestigieuses ou sur le « petit écran », cette complicité est devenue une véritable fusion. Lundi soir, le public venu assister à ce concert a été unanime pour le constater.Dans une église comble qui avait malheureusement dû refuser l’entrée aux retardataires, les deux virtuoses avaient choisi d’interpréter Mozart. Et pourquoi pas, connaissant la finesse, la malice et la truculence du génial compositeur à « jouer » avec ses œuvres. Pour les quelques cinq cents « chanceux » réunis dans l’ancienne église, les sonorités proposées, tout autant que les images ont eu quelque chose de rare.

Mozart et quatre sonates, c’est ainsi que s’ouvrait la « carte » de cette soirée qui s’affichait, dès l’entrée comme une véritable « dégustation ». La première, en fa majeur K 376, puis la seconde, en mi bémol majeur K 380, la troisième en sol majeur K 379 et enfin la quatrième, en la majeur K526, sont devenues au fil des notes, des portées et des mouvements autant d’arguments pour afficher une surprenante entente entre les deux interprètes avant de s’affirmer comme une réelle fusion, une symbiose ou une synergie à laquelle, le public, invité très cordialement, participait.

Un regard, une inclinaison de tête, un changement de rythme ou une accentuation partagée du bout du pied, d’un forte sur le clavier ou d’un mouvement d’archer… tout paraissait prétexte à afficher ce plaisir de partager l’interprétation d’une œuvre magistrale, mais également un jeu. Tout au long de cette soirée, le sourire de l’enfant prodige ou le côté « décalé » du compositeur, à l’image des productions « Amadeus » ou « Mozart l’opéra », était aussi prétexte à la virtuosité, l’humour ou le jeu. Y compris, voire surtout,  dans l’andante con moto de la sonate en mi bémol repris en « bis » par les deux artistes après une « standing ovation » qui a vu consolider et conforter cette fusion entre les deux virtuoses et réellement avec un public plus que conquis.

Lundi soir, le « Lisieux » de Thiérache a fait son entrée officielle, parrainé par Kit Armstrong et Renaud Capuçon, dans le club très fermé des grandes salles de concert de l’Hexagone. Par la même occasion le premier « Printemps de Kit Armstrong » s’annonce déjà sous les meilleurs auspices. Une chose, déjà, est sûre. Les amateurs vont surveiller avec attention les prochaines dates… Pour ne pas les rater.

 


ACCEPTER L’EXIL POUR MIEUX SURVIVRE, UN LONG ET INDISPENSABLE COMBAT.

 

ACCEPTER  L’EXIL POUR MIEUX  SURVIVRE, UN LONG ET INDISPENSABLE COMBAT.

Comment porter ou assumer quatre générations de femmes. La première polonaise avait quitté son pays pour un exil prometteur en Argentine. La seconde, également pour échapper au dictateur, se réfugie en France. La dernière sera la nouvelle qui profitera, bien entendu d’acquis, qui valorisent cet enchaînement de ruptures d’avec sa terre et ses racines… Mais soulignent cette multiplication de fractures.

L’accès à l’éducation, une certaine forme d’égalité – quand il ne s’agit pas d’obtenir ou de renouveler un permis de séjour – un choix de vie et une orientation professionnelle où le numerus clausus n’existe pas… Une simple promenade dans le bois de Vincennes, au milieu de ces chênes majestueux dont la sagesse s’exprime en siècles, suffit à une mère d’entendre différemment la question de sa fille. « Qu’est ce que je ferai plus tard ? ». L’interrogation est simple. Mais la mère, devenue presque « génétiquement » expatriée ou exilée, l’envisage avec douleur, beaucoup plus largement.

Depuis son départ d’Argentine, dans un pays ou l’hiver est l’été, où la grandeur de la nature et du paysage n’ont d’égal que sa beauté, où la culture évoque au quotidien la chaleur et les coutumes de l’Espagne, où sa propre grand-mère avait su reconstruire une vie, l’héroïne de cette pièce, qui souffre d’un manque et d’un vide devenus chroniques se souvient. La dictature, les disparus… fuir semblait être devenu, à nouveau une solution de survie ou de protection de ces acquis. Mais à quel prix.

Si la question du passé, de ces évènements politiques qui ont brisé tant de vie se pose constamment. Celle de l’avenir de la dernière génération, celle qui sera le début d’une autre continuité, reste constamment soutenue dans les propos de l’actrice. Au fil des souvenirs, des rencontres, des voyages… un peu plus de cinquante années ne seront pas suffisantes pour effacer de telles cicatrices.

Merci à Marina Tomé pour la qualité de son récit et cette invitation à la réflexion. Dans la salle de l’Eden, jeudi soir, devant un public malheureusement trop peu nombreux, cette histoire est sortie d’une mise en scène des plus sobres, signée Anouche Setbon. A un moment où à nouveau, dans de nombreuses régions du monde la question de la survie pose aussi celle de l’exil, cette réflexion pouvait pourtant paraître nécessaire. Ne serait-ce que pour simplement rappeler que chaque individu, lancé sur le chemin, vit une tragédie dont la multiplication ne limite pas la gravité. Mais au contraire, l’augmente.


UNE CLÔTURE MAGISTRALE ET EN BEAUTÉ DU PIANO–BAR A UNE SCÈNE AMÉRICAINE.

UNE CLÔTURE MAGISTRALE ET EN BEAUTÉ DU PIANO–BAR A UNE SCÈNE AMÉRICAINE.

Après un samedi soir consacré autant à la beauté physique qu’à celle des voix, autour de thèmes musicaux tout aussi originaux que l’esthétique des interprètes, le dimanche de clôture du Festival aurait pu chercher sa voie. Il n’en a pas été question un seul instant.

« Quatre garçons dans le vent !», telle aurait pu être la réflexion des spectateurs de la salle de l’Eden, qui affichait à nouveau complet, quand les musiciens de « Mystertrio Quartet » sont arrivés sur la scène.      A la guitare pour deux d’entre eux, à la contrebasse pour le troisième et aux percussions pour le dernier, en fait de vents, ils ont sûrement variés en intensité, mais toujours sous leur contrôle. Les quatre artistes les ont fait naître dans les Balkans, en Afrique du Nord, en Amérique du Sud  ou du Nord, autour de reprises ou de créations originales, dans un dynamisme surprenant et dans un équilibre parfait où chacun trouvait spontanément sa place. Annoncés comme provocateurs d’un « Swing nomade enrichi de multiples couleurs », ces interprètes ont su afficher leur style, tout en préparant la salle à l’explosion qu’allait lui proposer Robyn Bennett et ses musiciens.

Les invités centraux de cette dernière soirée prenaient place à leur tour sur une scène qui avait perdu ses allures de « Piano-bar » de la veille pour se donner des airs de « Las-Vegas » ou de « Broadway ».

Dès son arrivée le groupe donnait le ton. Au centre dans une robe fourreau rouge Robyn Bennett s’affichait comme flamboyante au milieu des vêtements plus sombres de ses musiciens. Puis le ton venait du trombone… Dans une légèreté et une virtuosité surprenante, le cuivre créait la fusion. Au moment où les lumières validaient toutes les compétences de l’équipe technique qui avait déjà su préserver la richesse des nuances des interprètes, la scène de l’Eden prenait une tout autre dimension. Atmosphère « rétro-chic » revisitée, condensé de « New-Orléans », film de « James-Bond », tous les qualificatifs utilisés pour essayer d’identifier ce style si particulier s’avéraient justes…

Et cette impression se confirmait au fil des chansons pour aboutir à une standing-ovation, toute aussi justifiée que celle des jours précédents et à un « Au revoir » déchirant entre les artistes et le public. D’autant plus difficile qu’il s’agissait aussi d’une séparation avec la 14ème édition du Festival de Jazz d’Hirson. Alors… « Vive la 15ème !».


UNE SOIREE AU SERVICE DES VOIX AVEC MELINA ET MALIA.

UNE SOIREE AU SERVICE DES VOIX AVEC MELINA ET MALIA.

Offrir une scène à de jeunes artistes en leur proposant la première partie de l’invité vedette d’un soir, parmi les objectifs que se donne le Festival de Jazz, c’est sûrement avec les prochaines master-class, l’un des points les plus intéressants de ce rendez-vous. Le 14ème du nom ne devait pas faillir à cette règle.

Après le surprenant Tom Ibara, en début de soirée de Didier Lockwood, pour ce samedi 1er avril et la voix exceptionnelle de Malia, cette ouverture était proposée à Mélina Tobiana et à ses quatre musiciens. A nouveau devant une salle de l’Eden comble et surtout un public des plus chaleureux, cette quatrième soirée du Festival s’annonçait sous de très bons auspices.

Dans une approche des plus originales, tant dans l’interprétation que dans le style musical, cette formation – la chanteuse et les quatre musiciens ont rapidement fusionné –  s’est affirmée dans une lecture magistrale de leurs propres tubes riches d’inspirations américaines subtilement nuancées d’une touche française. Au jeu de l’improvisation, si cher, à cette musique, chacun a pris une large part, pourtant un peu estompée – mais avec le plus grand plaisir – par le timbre de Mélina qui a su surprendre les spectateurs, devenus son public.

Quelques changements sur la scène, pour revenir à une ambiance un peu plus intimiste, rendre toute sa place au piano et apprécier l’arrivée de Malia et d’André Manoukian… Tout l’espace libéré était immédiatement envahi par les mélodies qui s’enchaînaient dans des arrangements aussi subtiles qu’agréables, voire surprenants, sur une voie pleine, grave et voilée, venue ici et là poser une ponctuation ou assurer une liaison.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour un moment le temps semblait s’arrêter dans la salle de l’Eden, une rafale d’applaudissements associée à une standing ovation rompait l’envoutement quelques instants avant une reprise de « Ne me quitte pas », qui est encore, aujourd’hui dans toutes les mémoires. Aucune raison, d’ailleurs d’abandonner les lieux. Ou alors à une seule condition. Retrouver très vite un concert d’une telle accessibilité d’abord, et une telle qualité, en plus…


UN PARRAIN TOUJOURS TRÈS PRÉSENT, DANS UNE JEUNE ET BELLE ORIGINALITÉ.

 

UN PARRAIN TOUJOURS TRÈS PRÉSENT,  DANS UNE JEUNE ET BELLE ORIGINALITÉ.

Après l’Orchestre de Jazz, les Choristes du Conservatoire en ouverture de ce rendez-vous musical et du  film « La la land » au Sonhir 3,  puis la prestation, très appréciée par le public, de l’ensemble « Atout chœur » et de l’Orchestre d’harmonie, le Festival de Jazz s’annonçait déjà dans de très belles couleurs pour cette édition 2017, 14ème du nom.

Son parrain, Didier LockWood, est venu confirmer, vendredi, cette belle impression.

C’est devant une salle de l’Eden à nouveau comble que cette soirée a débuté. Tom Ibarra, jeune guitariste prodige, repéré dès l’âge de onze ans, par Didier Lockwood, ouvrait ce concert. Un peu comme les enregistrements de ces Quatuors à cordes où il ne manque que l’image, le son de ce guitariste, était pour cette fois accompagné des ces mouvements de doigts qui viennent compléter toute la finesse du jeu. Un peu moins d’une heure s’est ainsi écoulée sans que le public, captivé par cette formation, où les autres musiciens ne laissaient pas leur part à l’abandon, n’en perçoive le temps passé. Mais le moment était venu de laisser l’espace scénique au parrain du Festival.

Décidément placé  sous le signe de la jeunesse, ce concert devenait la propriété de Thomas Enhco, au piano, et de Didier Lockwood. La suite, à l’image de la salle de concert, s’est remplie de virtuosité, d’une musicalité assez exceptionnelle, offerte autant par le violon que par le clavier. D’un hommage à « Blanche Neige », à d’autres références plus classiques du monde du jazz, la plénitude des échanges et de la communication entre les deux interprètes s’enrichissait encore de quelques sourires ou clins d’œil, transformant cette « improvisation » en un véritable jeu dans lequel le public s’invitait.

Il n’était pas le seul. En fin de concert, Tom Ibara et sa guitare ont rejoint le prestigieux duo sur la scène, pour un blues des plus originaux, couronné par une « standing ovation » du public. Quelle impression magique, que de voir un professeur assister à une si  belle et flamboyante croissance de ses élèves. Le public de la salle de l’Eden a eu l’immense chance de partager, vendredi soir, ce plaisir.


14ème FESTIVAL DE JAZZ – L’AMBIANCE MONTE DE DEUX CRANS.

14ème FESTIVAL DE JAZZ.

L’AMBIANCE MONTE DE DEUX CRANS.

Après une ouverture, devenue presque traditionnelle, au Sonhir, dans le cadre d’une soirée concert projection, la 14ème édition du Festival de Jazz a pris ses quartiers, hier soir, dans la salle de l’Eden.

En invités de ce second rendez-vous, l’ensemble vocal « Atout Chœur », venu de Chimay, offrait une première en Thiérache de l’Aisne, avant une formation locale : l’ « Orchestre d’harmonie de la ville ».

Probablement les prémices à nouveau confirmés d’un excellent cru, la salle de l’Eden affichait complet. Les deux ensembles avaient, sans se concerter, décidé de raconter une histoire en proposant un voyage dans le temps et l’espace en utilisant la musique comme fil conducteur.

Les choristes d’Atout Chœur, ils sont plus de quarante répartis en quatre pupitres, annonçaient la couleur avec « Ca sert à quoi » et Maxime Leforestier. Dans une belle fusion des timbres de voix, la mélodie semblait absorber toute l’attention du public, avant de se lancer dans « Voyage en Italie » des plus originaux. « La mer », en version traditionnelle puis Jazzy annonçait un départ au-delà de l’Atlantique pour entrer dans le monde du Gospel. L’ambiance ne faisait que grandir en intensité, soutenue par une équipe technique qui soignait le son en apportait un brillant supplémentaire dans le choix des lumières. Un petit tour dans « Le jardin d’hiver » de Salvador, avant un final sur « Happy day ». Atout chœur avait démontré la force et la qualité de son savoir-faire. Le festival de Jazz venait de s’enrichir d’une nouvelle originalité.

Quelques instants seulement étaient nécessaires pour laisser la scène à l’Orchestre d’harmonie. Le rythme avait été donné à cette soirée. Les choses allaient rondement. Sous la direction de Julien Porcher les titres s’enchaînaient. De Glenn Miller et « In the Mood » à Guershwin et « An American in Paris », la première partie de ce second concert reprenait un ton Outre-Atlantique qui allait même s’élargir avec « Tequila », puis revenir aux classiques avec « The Pink Panther »… Rythmiquement l’Orchestre d’harmonie affichait une nouvelle et très pertinente solidité. Tout en confirmant le public dans ce style à la fois classique et novateur du Jazz et de l’improvisation. Cette nouvelle édition, la 14ème du genre, le Festival a déjà affirmé son identité dans la commune et même plus largement à en juger par la diversité du public présent.

 


LE CONSERVATOIRE EN OUVERTURE DU 14ème FESTIVAL DE JAZZ.

ORCHESTRE ET CHORISTES AU SONHIR.

L’évènement est sûrement devenu assez important pour occuper, à lui seul, la grande salle du SONHIR3.

Dans une  logique qui veut multiplier les accès au Festival et exploiter l’ensemble des équipements et moyens de communication pour faire découvrir, connaître et apprécier ce style de musique, le Festival de Jazz, 14ème édition du nom, ouvrait ses portes, cette année comme depuis 2015, au SONHIR.

Cette première soirée associait dans une programmation originale, un concert de l’orchestre de Jazz et les choristes du Conservatoire à la projection du film La La Land.  Après Whiplash, pour la première année, et Chico et Rita pour la seconde, ce nouvel opus, couronné d’un Oscar pour la réalisation et le premier rôle féminin  invitait à nouveau le spectateur dans le monde de Damien Chazelle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais l’ouverture revenait aux jeunes musiciens, autour de Gérald Visse, dans un Gospel traditionnel ils donnaient le timbre de cette soirée. Rapidement rejoints par les choristes de Colette Chirez, « Un soir de pluie » avec Marine au Chant et Théo au saxe confirmaient… Le public s’associait au tube de Duke Ellington : « I don’t mean a thing » en enchaînant les « Douap – Douap – Douap… », avant « It the road Jack » de Ray Charles et un retour dans le monde plus soul du « Joueur de blues » de Jonasz. Puis « Shake it off »  et au final un « Embrasse-moi idiot » des plus originaux… Tout cela valait bien un « bis », offert volontiers par le public qui a reçu des jeunes artistes, une nouvelle version non moins applaudie du « Joueur de blues ».

Les jeunes musiciens libéraient ensuite l’espace redevenu libre devant le grand-écran pour laisser toute leur place aux acteurs et la fin de semaine, cette fois dans la salle de l’Eden, à la poursuite de cette 14ème et prometteuse nouvelle édition du Festival de jazz d’Hirson.


Du 29/03/2017 au 02/04/2017 – 14e FESTIVAL DE JAZZ A HIRSON.

Du 29 mars au 02 avril 2017

Hirson

Musique

 


Le 31/03/2017 à 20h – TOM IBARRA : A DIX-SEPT ANS, LA FORCE DE SA GUITARE.

Vendredi  31 mars 2017 – 20H

Salle de l’Eden – Hirson

14e FESTIVAL DE JAZZ

12€ – 8€

Carte Jazz – 30€ les 3 concerts

Concert

 

 

TOM IBARRA : A DIX-SEPT ANS, LA FORCE DE SA GUITARE.

 

A dix-sept ans, Tom Ibarra est un jeune compositeur et guitariste autodidacte. Dans un jazz aux fortes influences funk-rock-fusion, ses compositions sont aussi puissantes que riches, ponctuées par de magnifiques envolées de guitare.

Accompagné de Pierre Lucbert à la batterie, Jean-Marie Morin, à la basse, et Christophe de Miras, aux claviers, le public tombera vite sous son charme et son dynamisme.

 

 

 


Le 31/03/2017 à 21h – DIDIER LOCKWOOD ET THOMAS ENHCO, EN DUO DE CHOC.

Vendredi 31 mars 2017 – 21h

Salle de l’Eden – Hirson

14e FESTIVAL DE JAZZ

12€ – 8€

Carte Jazz – 30€ les 3 concerts

Concert

 

DIDIER LOCKWOOD ET THOMAS ENHCO, EN DUO DE CHOC.

 

Pour cette nouvelle édition, Didier Lockwood, fidèle au désir d’abolir les barrières entre les expressions musicales et les générations, s’entoure du pianiste prodige Thomas Enhco, dont l’envergure de la carrière n’a pas attendu le nombre des années.

Lauréat de multiples prix internationaux et d’une Victoire de la musique en 2013 dans la catégorie « révélation jazz de l’année », Thomas Enhco, a grandi au sein d’une famille d’artistes et, dès son plus jeune âge, baigné dans une culture musicale particulièrement riche.

Dès lors s’est nouée une profonde complicité entre le pianiste virtuose et l’inimitable violoniste dont les quarante années de carrière ont été couronnées par les plus prestigieuses distinctions. Entre compositions personnelles et thèmes revisités du grand répertoire des musiques classiques et jazz, ce duo de haut vol dont le raffinement n’a d’égal que la prodigieuse énergie invite ainsi à partager un moment privilégié qui ne saurait laisser insensible.

 


Le 01/04/2017 à 20h – MÉLINA TOBIANA : DES INSPIRATIONS TRÈS AMÉRICAINES.

Samedi 1er avril 2017 – 20h

Salle de l’Eden – Hirson

14e FESTIVAL DE JAZZ

12€ – 8€

Carte Jazz – 30€ les 3 concerts

Concert

 

 

MÉLINA TOBIANA : DES INSPIRATIONS TRÈS AMÉRICAINES.

 

Quatre musiciens de jazz mettent leurs talents au service de cette voix soul. Portée par la prometteuse Mélina Tobiana au timbre si singulier, ce quintet impose son style grâce à des compositions originales, aux frontières du jazz, du groove et de la soul.

Cet ensemble de jazz moderne aux inspirations très américaines aime les références à Espereza Spalding, Robin Mckelle ou Gregory Porter, avec néanmoins sa petite touche à la française !


Le 01/04/2017 à 21h – LA VOIX DE MALIA ET LE PIANO D’ANDRÉ MANOUKIAN.

Samedi 1er avril 2017 – 21h

Salle de l’Eden – Hirson

14e FESTIVAL DE JAZZ

12€ – 8€

Carte Jazz – 30€ les 3 concerts

Concert

 

LA VOIX DE MALIA ET LE PIANO D’ANDRÉ MANOUKIAN.

 

Native du Malawi, petit pays d’Afrique soumis à l’apartheid, Malia découvre Londres à l’âge de treize ans en même temps qu’Ella Fitzgerald et Billie Hollyday. Quelques années plus tard, alors qu’elle est serveuse dans un club de jazz de Soho, elle s’empare du micro. Le patron lui demande de rester sur scène.

Pianiste de jazz, amoureux des voix, de la « Berklee School of music » aux rivages plus médiatiques de la « Nouvelle Star » et de « France Inter », André Manoukian n’a jamais perdu sa boussole musicale.
Séduit par la voix grave et voilée dont les harmoniques s’envolent au ciel, le compositeur écrit trois albums pour la chanteuse. Le duo se recompose à Hirson avec un répertoire où leurs chansons côtoient des reprises de Nina Simone, Etta James ou Billie Holyday.


Le 02/04/2017 à 16h – MYSTERETRIO QUARTET : « LES SAISONS DU SWING ».

Dimanche 2 avril 2017 – 16h

Salle de l’Eden – Hirson

14e FESTIVAL DE JAZZ

12€ – 8€

Carte Jazz – 30€ les 3 concerts

Concert

 

MYSTERETRIO QUARTET : « LES SAISONS DU SWING ».

 

Emaillé de neuf compositions originales leur sixième opus porte des reprises signées Django Reinhardt ou Georges Ulmer. Au fil du concert leur swing nomade se pare de multiples couleurs manouches, latines, avec un soupçon de tonalité des Balkans et d’afro blues. Telles sont les saveurs du champ musical très original et énergique de ce trio devenu quartet. En dix-huit années de tournées aux quatre coins du globe, il a, également, développé un son chaud et authentique. Pour Mysteretrio Quartet, pas de doute, aucune saison n’est triste, toutes sont prétextes au swing.


Le 02/04/2017 à 17h – ROBYN BENNETT : ARRIVÉE DES ETATS-UNIS DANS UN CONDENSÉ NEW-ORLÉANS.

Dimanche 2 avril 2017 – 17h

Salle de l’Eden – Hirson

14e FESTIVAL DE JAZZ

12€ – 8€

Carte Jazz – 30€ les 3 concerts

Concert

 

  

ROBYN BENNETT : ARRIVÉE DES ETATS-UNIS DANS UN CONDENSÉ NEW-ORLÉANS.

 

Venue des Etats-Unis, Robyn Bennett chante des mélodies simples qui restent dans les mémoires. Accompagnée d’un orchestre qui fait la part belle aux cuivres groovy et aux sons de guitare tout droit sortis d’un film de Tarentino ou d’un James Bond, Robyn Bennett crée une atmosphère « rétro-chic » revisitée.

Ses musiques contagieuses donnent envie de danser, tandis que ses ballades nostalgiques évoquent la vie et l’amour. Dans un condensé de la musique de la Nouvelle Orléans, l’artiste américaine mêle le blues, le funk et même de la country avec, évidemment, le jazz en fil conducteur.


Le 06/04/2017 à 20h30 – « LA LUNE EN PLEIN JOUR » : UN HYMNE À LA VIE.

Jeudi 6 avril 2017 à 20h30          

Salle de l’Eden – Hirson

10€ et 2€ – tambour

Théâtre – Comédie de Picardie

 

 

« LA LUNE EN PLEIN JOUR » : UN HYMNE À LA VIE.

Marina Tomé parle de l’exil de son pays de naissance, l’Argentine, de l’arrachement, du vide vertigineux, du manque. Elle échappe à un accident très grave où elle caresse la mort. A ce moment tout prend forme, tout devient signe, sa famille, sa lignée, ses origines.

Elle cherche à comprendre, à résoudre son énigme et va ainsi, dans une renaissance, se reconstruire, réparer ses fractures, ses fêlures et retrouver son chemin et ses propres traces.

Empli d’humour, le texte de Marina Tome s’appuie sur un style ciselé et rythmé. L’actrice emmène le public dans un monde coloré, plein d’humanité.

En cette période troublée, « La lune en plein jour » résonne comme un hymne à la vie, une ode à cette formidable et inépuisable capacité d’adaptation de l’être humain. C’est l’histoire d’une réconciliation.

 

Ecriture et interprétation : Marina Tomé.

Mise en scène : Anouche Setbon.

 


Le 24/04/2017 à 20h30 – « ECHOES IN THE DARK », UN TRIO TERNOIS POP-ROCK.

Lundi 24 avril 2017 – 20h30

Salle de l’Eden – Hirson

Lundis des découvertes

GRATUIT

Concert

 

« ECHOES IN THE DARK », UN TRIO TERNOIS POP-ROCK.

 

En scène, le son est puissant et nuancé, les guitares prennent des hauteurs et le chant plus encore sur des textes en anglais poétiques et souvent sombres.

Le tout, rythmique et parfois progressif, est soutenu par une basse/batterie qui crée l’équilibre des timbres et des intensités.

L’univers est bien là et cela dès les premières notes. Les lundis découvertes accueillent à Hirson un trio axonais, plus précisément Ternois.

 

Basse : Alexis Clotte

Guitare et chant : Franck Saugé

Batterie : Kévin Fourment

 


Le 24/04/2017 – 1er PRINTEMPS MUSICAL DE KIT ARMSTRONG – CONCERT MOZART.


Le 27/04/2017 à 10h et 14h – « CROCUS ET FRACAS » DANS LA MAGIE DE LA NUIT.

Jeudi 27 avril 2017 à 10h et 14h         

Salle de l’Eden – Hirson

Représentations Scolaires

2€

Théâtre – Comédie de Picardie

 

 

« CROCUS ET FRACAS » DANS LA MAGIE DE LA NUIT.
Le lit de Crocus. Le lit de Franck. Sous les lits, c’est bien connu, il existe des trésors, des cachettes, des peurs aussi.

Deux solitaires, deux effrayés, des yeux écarquillés, Crocus et Fracas se réveillent dans un monde inconnu, celui de la nuit. D’habitude, ils dorment, mais cette nuit-là, ils écoutent le silence. Le silence apaise Crocus, il angoisse Franck.

L’angoisse du clown, sa poésie, sa fantaisie rencontrent l’agilité de Franck, son corps en pirouettes. Avec la grâce immobile de Crocus, ce duo constitue un miracle suspendu comme pour mieux sentir la nuit. Derrière la fenêtre, la magie de la neige fait apparaitre d’autres magies.

 

Ecriture : Catherine Anne.

Avec : Thierry Belnet et Stéphanie Rongeot.

 


Le 12/05/2017 à20h30 – « VOTRE MAMAN » : DE LA MAISON DE RETRAITE AU FESTIVAL D’AVIGNON.

Vendredi 12 mai 2017 à 20h30            

Salle de l’Eden – Hirson

10€ et 2€ – navette – tambour

Théâtre – Comédie de Picardie

 

 

« VOTRE MAMAN » : DE LA MAISON DE RETRAITE AU FESTIVAL D’AVIGNON.
A travers la fulgurante et drolatique partition de Jean-Claude Grumberg, Vincent Ecrepont poursuit son formidable travail de mise en forme d’un théâtre de l’intime sur le thème du vieillissement.

Au fil de son œuvre patiente et engagée, il interroge le rapport aux autres et au monde, avec intelligence, délicatesse et pudeur, lorsque survient la confrontation douloureuse de la fin de vie.

« Votre maman » consacrée lors de sa création au festival d’Avignon, aborde les thèmes de la dépendance, du placement et en filigrane de la maltraitance, dans un style mêlant admirablement gravité et humour.

Six tableaux retracent la visite d’un fils à sa mère placée dans une maison de retraite. Dans une scénographie épurée et stylisée, des dialogues courts, simples, délesté de tout effet superflu et de tout pathos, rythment la partition à trois voix et laissent émerger l’essentiel.

 

Texte : Jean-Claude Grumberg.

Mise en scène : Vincent Ecrepont.

Avec : Gérard Chaillou, Chantal Garrigues et Laurent D’Olce.

Avec la participation de Martine Brassac et Francis Plet